Ce qui est important

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Lors du récent colloque Émergences de Bruxelles, Pierre Rabhi nous disait : « Les humains se demandent souvent s’il existe une vie après la mort. Nous ferions mieux de nous poser la question de la vie que nous sommes en train de mener avant notre mort ! »

Petits mots et grands effets ; dans mon cas en tout cas… Dans le train qui me ramène à Paris, le lendemain, je réfléchis à ces paroles, et surtout à la manière de les faire vivre au quotidien.

À chaque instant, ou du moins le plus souvent possible, me demander : que suis-je en train de faire de ma vie ? Suis-je en train de m’éloigner de mes priorités et de mes valeurs ? Et si c’est le cas, depuis combien de temps ?

C’est ce dernier point qui compte. Bien sûr que nos existences vont nous éloigner régulièrement de là où nous voulons aller, bien sûr que nous allons perdre le cap. Mais quels efforts mener alors ? Pas forcément, ou pas seulement, de très grands efforts, pas seulement de grand changements de vie. Mais aussi de petits efforts de rien du tout, maintenant, tout de suite. Des efforts plus près encore de chaque instant de notre quotidien.

Quelle que soit ma journée : ai-je souri ? ai-je donné ? ai-je aidé ? ai-je aimé ? ai-je admiré ? au moins une fois ? au moins un peu ?

Si je l’ai fait, alors j’ai vécu. Alors, tout pourra arriver. Alors, tout est bien…

Illustration : quelque part au Québec, le dialogue de la vie et de la mort…