Comme si la vie s’échappait de moi


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C’est un vieux copain que j’aime bien, d’une grande gentillesse, intelligent et sensible.

Nous nous retrouvons et nous donnons de nos nouvelles. Il me raconte une rupture sentimentale récente, et me rassure : «ça va, j’arrive à faire face, même si c’est douloureux».

Mais du coup, il me parle d’une autre rupture, plus ancienne : «celle-là, j’ai failli en mourir». Et il me décrit notamment le moment où il se retrouva seul après le départ de la femme qu’il aimait, avec son corps qui se vidait de toute force : «j’avais l’impression que la vie s’échappait de moi…»

Je suis pétrifié en écoutant son récit d’hémorragie psychique, d’anéantissement, en réalisant comment l’amour qui nous donne vie peut, lorsqu’il se retire brutalement de notre existence, nous laisser quelque temps aux portes de la mort.