Divorce médical

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Une de mes collègues, médecin généraliste, me racontait l’autre jour cette petite histoire.

C’était avec un de ses patients au caractère difficile, rouspétant souvent, n’écoutant pas assez ses recommandations d’hygiène de vie.

Un jour, agacée ou même exaspérée, elle lui propose (en s’efforçant de le dire aussi calmement que possible) une séparation : «Écoutez, nous avons souvent du mal à nous entendre, si vous voulez, vous pouvez essayer un autre médecin…»

Le patient s’arrête de râler, interloqué. Il garde le silence un instant. Puis, calmé par l’imminence d’une séparation, il répond : «Non docteur, je ne veux pas divorcer !»

Et ils éclatent de rire tous les deux.

Elle me disait que, depuis ce jour, il s’était mis à faire davantage d’efforts au sein de son «couple» médical. Étrange, ce besoin que nous avons parfois besoin de nous faire remonter les bretelles pour procéder à de petits ajustements dans nos vies…

Illustration : un médecin de jadis se rendant au chevet d’un patient malade de la peste (avec la baguette pour le palper sans le toucher, et le masque pour ne pas respirer ce qu’on nommait ses “miasmes”). C’était déjà mieux que ne pas y aller du tout…