Le pari de Pascal

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Ce que l’on appelle « pari de Pascal», c’est la pirouette métapysique par laquelle le philosophe nous engage à croire en Dieu : aucun risque à croire en Lui ; et aucun intérêt à ne pas y croire. Voici son texte :
« Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »

Ce pari, je le fais (ou du moins je m’efforce quotidiennement de le faire, pas si facile…) avec la gentillesse, la bienveillance : aucun risque à parier sur la douceur ; et inconvénients à ne pas le faire (sur la qualité de vie et le bonheur d’exister, bien sûr). Un de mes inspirateurs est l’écrivain Primo Levi, qui le faisait, ce pari, avec l’espérance :
« Je ne saurais donner de justification à cette confiance en l’avenir de l’homme qui m’habite. Il est possible qu’elle ne soit pas rationnelle. Mais le désespoir, lui, est irrationnel : il ne résoud aucun problème, il en crée même de nouveaux et il est par nature une souffrance. »

Alors, on parie ?