Adieu Monsieur le Professeur

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Ça sent les vacances. En tout cas pour les écoliers et autres collégiens.
J’étais samedi dernier à la fête de l’école de ma plus jeune fille, qui rentre en sixième l’an prochain. Donc c’était, à moi aussi, “ma” dernière fête d’école primaire en tant que papa. Et du coup, j’ai eu des bouffées de souvenirs d’enfance autour de cette période. Je me souviens parfaitement de mes fins d’années scolaires. Ce sont des moments à haute densité sensorielle (la chaleur, la lumière, les bagarres d’eau, les odeurs de vacances, le sentiment d’avoir une éternité de vie devant soi) et émotionnelle (les longues récréations propices aux premières amours de cour de récréation, les séparations d’avec les copains et copines, et d’avec nos enseignants).
Et c’est drôle comme je me souviens aussi de toutes mes «maîtresses» et de la plupart de mes professeurs. Aujourd’hui encore j’ai des sentiments très forts de reconnaissance pour tout ce qu’ils m’ont apporté, l’amour du travail, de la lecture, de la science. Le souci de ne pas les décevoir a été un des moteurs de mes bons résultats scolaires (même si j’étais aussi un bon élève parce je trouvais tout intéressant, c’est si bon d’apprendre !).
Bref, grand amour pour l’école et les profs, et du coup, grande tendresse pour cette vieille chanson un peu sentimentale de Hugues Auffray : Adieu Monsieur le Professeur. Qui me semble concentrer en quelques phrases simples toute la beauté (et un peu de la tristesse aussi) de ce métier d’enseignant : donner, aimer et laisser s’éloigner. Ce qui s’applique aussi à beaucoup des rencontres et des séparations de notre vie.