Étoile de mer

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Je reçois souvent des petits mots ou mails sympas de lecteurs, qui commentent ou complètent mes livres. En voici un – merci Corinne – qui m’a fait réfléchir :

« Je passe quelques jours à l’île d’Oléron et me délecte de la lecture des Etats d’âme. Je lis notamment cette anecdote sur l’étoile de mer, pour qui cela aura une signification d’être remise à l’eau.
Le lendemain, je pars faire quelques pas sur la plage, je cherche du regard un joli galet à rapporter et là, surprise, une étoile de mer, encore vivante, gît à mes pieds.
Ne sachant comment la saisir, je m’empare d’un bout de bois et la remets délicatement à l’eau. Déception, l’étoile de mer semble trop agonisante. Elle est à la merci des roulis de la marée et ne réagit pas.
Et je me dis, c’est exactement cela, toute la difficulté de la relation d’aide. Il y a la question de l’outil (est-ce le bout de bois qui l’a achevée ?), la question du moment (trop tard pour elle ?)
Et me voilà finissant ma promenade, me morfondant, ai-je prolongé son agonie en la remettant à l’eau ou au contraire, lui ai-je offert une fin plus douce dans un environnement propice ?
Frustrante et délicieuse humanité avec ses questions sans réponse ! »

La vraie vie est parfois – non, toujours – un peu plus compliquée et déconcertante que les belles histoires – qui nous sont, elles, nécessaires pour nourrir nos idéaux et donc notre motivation…