Lectures d’enfance

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On se souvient toute sa vie de ses premiers livres, non ? En tout cas, pour ma part, je me souviens plutôt bien…

Oui-oui et la voiture jaune
J’ai cinq ans, je sais lire, grâce à ma mère, institutrice. Pour mon anniversaire, mon père décide de m’offrir un « vrai livre » de la bibliothèque rose. Je suis très déçu : je rêvais évidemment d’un jouet, et on m’offre un bouquin avec plein de mots, plein de pages, et pas beaucoup de dessins, en plus ! J’ai refusé d’y toucher pendant plusieurs jours. Puis je m’y suis mis, à contrecoeur. Et je l’ai évidemment dévoré d’un seul coup. Depuis ce premier « vrai livre », je suis devenu un lecteur fou. Merci Papa, merci Maman !

Le Petit Nicolas
Je le découvre vers huit ans, en épisodes dans le journal Pilote, qu’un copain d’école me prête tous les jeudis. De vrais enfants (pas comme dans la Comtesse de Ségur) et de la vraie vie (pas des aventures mystérieuses et improbables). Des bagarres de cour de récré, des billes, des fayots, des bavardages. Prémisses de mon goût pour la psychologie de la vie quotidienne ? Et ce petit détail exotique qui me fascine alors, les prénoms très chics des héros : Eudes, Alceste, Marie-Edwige.

Le Livre de la jungle
Cadeau de Noël, vers dix ans. Dans la belle édition Delagrave, avec des illustrations de Paul Durand. Découvrir un monde sans humains, évoluer dans un Eden menaçant, marcher tout nu dans la forêt aux côtés de Baloo et Bagheera. Un lien à la vie sauvage, dans ces années 60 qui étaient celles des fusées vers la Lune et du formica. Pour mimer les combats contre Shere Kan, je m’enferme des heures dans ma chambre, en slip, armé du simple poignard en plastique de ma panoplie de sioux. Le goût de la nature m’est resté, mais je n’ai plus besoin de changer de tenue.

Et vous, c’était quoi ? Et comment ?