Fou de rugby

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C’est un gars qui devient fou, au rayon fruits et légumes de son supermarché.
Il a peut-être trop trop travaillé au bureau, mais il a aussi trop regardé de rugby ces derniers temps. Il se jette sur un autre client, sous le prétexte qu’il ressemble vaguement à Dan Carter, l’ouvreur des All Blacks, et surtout qu’il porte une pastèque en forme de ballon de rugby. J’aime bien l’expression de son visage (un peu trafiquée par l’ordinateur, mais c’est bien fait…) : un mélange de joie enfantine et de férocité. Qui me fait penser aussi au jeux des chatons lorsqu’ils miment, les oreilles en arrière et le regard terrible, l’attaque d’un adversaire invisible : le mélange de ludique et de sérieux.
Il faut dire qu’en ce moment, je suis un peu dans le même état que ce monsieur, entre la fin du Championnat de France et celle du Championnat d’Europe, avec dans les deux cas, mon cher Stade Toulousain en course pour devenir champion de France et d’Europe. J’ai du mal, chaque jour, à ne pas penser au rugby.
Je me demande quel est l’équivalent, chez les filles, de ces obsessions enfantines de garçons, même grands, même vieux ?

Illustration : une publicité parue lors de la dernière Coupe du Monde de rugby, qui eut lieu en France ; nous avions été tristement battus par les Anglais, en demi-finale. D’ailleurs, ce week-end, mon cher Stade Toulousain a été battu en demi-finale du championnat de France par Perpignan. Seule consolation : ça aura fait plaisir à mon copain Jean.