Crise et sérénité

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Ça m’étonne toujours quand on m’interroge à propos du côté «décalé» de mon livre sur l’apprentissage de la sérénité, en cette période de crise économique mondiale.
Mais la sérénité, l’équilibre intérieur, le bonheur, ça n’est pas fait pour nous couper du monde, nous isoler, nous inciter à nous replier sur nous. La sérénité, ça n’est ni l’immobilité ni le retrait. C’est exactement le contraire !
Pouvoir nous stabiliser intérieurement, ne pas oublier de nous réjouir de ce qu’il y a de réjouissant dans les détails du quotidien, cela va nous aider encore mieux à nous engager dans l’action pour changer le monde, mais une action sereine, lorsque c’est possible.
Et puis même si elle n’est pas sereine, même s’il faut de la bagarre, des secousses, même s’il faut s’engager de toutes ses forces pour que «ça bouge», il va bien falloir ensuite s’apaiser, pour souffler, pour préparer les prochaines actions. Engageons-nous dans ces efforts d’apaisement de toutes nos forces aussi !
Nous avons besoin de tout : de l’énergie pour nous lancer, de la sérénité pour récupérer, et du bonheur pour avoir envie de reconstruire.

PS : en illustration, un dessin paru cette semaine dans Livres Hebdo, la revue professionnelle des libraires, pour nous rappeler en un clin d’œil le nécessaire équilibre entre intériorité et ouverture au monde (cliquez sur l’image pour l’agrandir).