Mon ami et la psycho-neuro-immunologie

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Malade, une sale sinusite surinfecté, bien pénible. Maux de tête, fièvre, fatigue. Je téléphone à l’ami chez qui nous devons nous rendre le soir même pour lui dire que je ne pourrai pas être là ; je suis triste, et j’ai beaucoup hésité, car je sais qu’il a aussi invité plein de gens que j’aime bien.
Il est un peu déçu, mais me réconforte par des paroles gentilles. Et en raccrochant, je me dis que non, c’est trop dommage ! Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu, j’ai vraiment envie d’y aller quand même.
Ce ne sera sans doute pas une bonne opération du point de vue de ma santé, vu ma fièvre de cheval, mais je me motive moi-même avec de la psycho-neuro-immunologie. Vous savez, le principe c’est que notre psychisme influe sur notre système nerveux, qui influe sur notre immunité (le stress nous rend plus fragile face aux infections, et inversement le bon moral nous aide à mieux lutter).
Alors je me dis : sortir dans le froid pour voir ton ami, voir tous ces gens que tu aimes bien, ça va un peu t’enfoncer dans ta crève, mais si tu le vis comme un choix et non comme une obligation, ça va te faire plaisir et ça compensera.
Pour être honnête, ça n’a pas tout a fait bien marché, mon plan psycho-neuro-immunologique. Pas du tout, même : j’ai été trois fois plus malade les jours qui ont suivi.
Mais bon, je ne regrette rien, ça m’a vraiment fait plaisir de revoir mon vieux pote. Dans un an, je me souviendrai de la soirée, pas de la sinusite. Enfin, j’espère, on va voir comment ça va tourner, mon truc…

Illustration : deux amis jouant aux échecs ; celui de droite a mal à la tête à cause de sa sinusite.