Si je n’ai qu’un marteau…

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Vous connaissez peut-être la phrase classique chez les psychothérapeutes (attribuée au systémicien Paul Watzlawick) : «If the only tool you have is a hammer, you tend to see every problem as a nail.» Traduction mot à mot : «Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou.» Ou encore : «Pour qui ne possède qu’un marteau, tout problème ressemble à un clou.»

Autrement dit, si nous n’y prenons pas garde, les solutions que nous tentons d’apporter à nos difficultés ou à celles de nos patients, lorsque nous sommes thérapeutes, sont plus souvent inspirées par ce que nous savons déjà faire, ou ce que nous avons déjà sous la main, que par ce que la situation elle-même nécessiterait.

Certes, ce n’est pas toujours facile de s’en rendre compte, et d’avoir la prudence de se dire (et de dire à l’autre) : « je ne suis peut-être pas la bonne personne pour résoudre ce problème », ou : « ma méthode n’est peut-être pas la meilleure », ou encore : “nous allons essayer de résoudre déjà un petit bout du problème”.

Car parfois, il faut bien faire tout de même quelque chose. Alors, le tout est de le faire avec sincérité et humilité. Mais dans tous les cas, en renonçant à nos rassurantes certitudes. Et à nos rêves de disposer du marteau universel qui résoudrait tous les problèmes et soulagerait toutes les souffrances.

PS : le titre de la célèbre chanson de Claude François, c’était : «Si j’avais un marteau» ; il n’avait pas envisagé la nécessité d’une boîte à outils plus complète… Et en voici une interprétation savoureuse…